Organiser son voyage à Bali [Guide pratique]

Indonésie | Bali

Organiser son voyage à Bali

Organiser son voyage à Bali passe aussi par la préparation de ton roadtrip. Découvrir Bali c’est découvrir une autre coutume, une autre façon de vivre, des traditions qu’il faut prendre en compte afin de respecter la population locale. 

 

Dans cet article nous allons arborer tous les bons plans et infos utiles pour organiser son voyage à Bali ! 


Son histoire

Comment Bali est devenue une destination vogue ces dernières années et sa religion omniprésente.

Les petits tips en bref

L'art de la négociation à Bali pour pas se faire (trop) arnaquer et d'autres petits tips.


les petites infos a savoir

Savoir si l'eau est potable, comment accéder à internet et quel type de prise électrique utilisé

Le mot de la fin

Conclusion de l'article sur les bons plans et infos pour voyager à Bali.


La location de scooter

Tout savoir sur comment louer un scooter, les idées reçues et la réalité, le prix, les arnaques à éviter, ...

Organiser son voyage à Bali 

Son histoire

Son histoire touristique en bref

Le but n’est pas de te faire un exposé complet de l’histoire de Bali période par période, mais plutôt un condensé de son évolution touristique pour que tu connaisses un minimum la destination lorsque tu vas organiser ton voyage à Bali.

Le tourisme est réellement né à Bali dans les années 1930 / 1940. La destination a connu une cote de popularité par des voyageurs intrépides, des artistes ainsi que des anthropologues. Ils étaient tous attirés par la culture balinaise unique, les danses traditionnelles ainsi que ses temples exotiques. 

Pendant la deuxième guerre mondiale, l’île a été occupée par les Japonais de 1942 à 1945. C’est à la fin de la guerre une fois qu’elle a été libérée par les alliés que Bali a connu un premier boum touristique en partie grâce aux écrivains et aux artistes occidentaux qui ont popularisé l’île en écrivant leur expérience vécue. 

C’est en 1960 que Bali a réalisé son plus grand flux touristique suite au succès du livre « Eat, Pray, Love » écrit par Elisabeth Gilbert. Les voyageurs en quête de spiritualité et d’épanouissement personnel ont pris d’assaut la destination afin de pouvoir répondre à leurs questions plus ou moins personnelles. Pour les petits curieux, le livre a été adapté en film et est disponible sur Netflix. 

Kuta dans les années 70, photo réalisée par Clifford White

Cette popularité a permis le développement des infrastructures pour répondre à la demande croissante des voyageurs. Bali s’est mise à recevoir des millions de visiteurs, ce qui a été un avantage économique pour l’île, mais avec un retour de vague certain. Bali est désormais une destination de tourisme de masse. Elle doit donc faire face actuellement à de nouvelles problématiques comme la protection de l’environnement, du surpeuplement et de la gestion du tourisme. 

 

Cependant, on peut tout de même souligner que malgré les risques engendrés par le tourisme, Bali arrive encore à préserver en grande partie sa culture et ses traditions. Espérons que cela puisse perdurer.

La religion la plus présente à Bali

Voyager à Bali c’est aussi découvrir sa culture, et cela passe par la religion. L’hindouisme est la religion majoritaire sur l’île. Petit détail qui a son importance, l’hindouisme balinais est différent de l’hindouisme indien ou des autres parties du monde. Il a été « crée » par des influences locales et par des traditions indonésiennes, ce qui est en fait une forme unique de l’hindouisme. 

Les offrandes

Une des caractéristiques propres de l’hindouisme balinais est d’ailleurs le système d’offrandes : chaque matin, les Balinais déposent devant leurs habitations des fleurs, de la nourriture dans des petits paniers en feuilles de palmiers (appelés Canang Sari) . C’est une offre quotidienne auprès de leurs dieux, de leurs ancêtres et des esprits.

L’hindouisme est ancré dans le quotidien balinais : de la culture à la politique en passant par l’art. C’est pour cela qu’il est demandé de porter des vêtements appropriés lors des visites des temples (épaules et jambes couvertes). La mise à disposition de sarong (une sorte de longue jupe balinaise) est possible dans certains temples si tu es en short, que ce soit pour les femmes, les hommes, et les enfants. 

Il est donc important de montrer du respect envers les pratiques religieuses locales. Chose que certains touristes oublient fortement ces derniers temps… 

Nyepi : le nouvel an balinais

Nyepi est l’un des jours les plus importants de l’année à Bali. Représentant le Nouvel An balinais et se déroulant chaque année au mois de mars, il représente aussi le jour du silence et donc plusieurs règles à respecter lors de ce jour sacré. 

  • Jour de silence = absence totale d’activité et de divertissements. Les habitants doivent rester à l’intérieur, ne pas allumer de feu, ne pas mettre la lumière, ne pas travailler, ne pas voyager et ne pas parler fort. Le but principal de cette journée est de faire croire aux démons que l’île est vide. C’est aussi une sorte de respect envers la nature en ne la dérangeant pas. Ce jour est donc propice à la méditation et à la réflexion (afin de se purifier), que ce soit pour les habitants, mais aussi les voyageurs puisqu’ils doivent respecter les mêmes règles ce jour-là. 
  • Le jour précédent Nyepi, il y a de nombreuses célébrations et de cérémonies religieuses colorées (danses, rituels) avec des grandes statues de démons qui sont exhibées et parfois brulées pour symboliser la purification de l’île. 
Honnêtement je pense que c’est très intéressant de voyager à Bali lord de cette période pour s’immiscer totalement dans la culture. 
Cérémonie balinaise

Organiser son voyage à Bali

Les petites infos avant départ

L'eau est elle potable à Bali ?

L’eau n’est pas potable à Bali. Il est donc recommandé de ne pas boire l’eau du robinet sur l’île. Certains vont même pousser le sujet à l’extrême en te disant que tu ne peux même pas te laver les dents avec l’eau du robinet… Personnellement je le fais toujours, et je n’ai été qu’une seule fois malade à Bali. Le coupable ? Le menu asiatique poulet-riz du Burger King, il ne m’a pas raté celui-là. Mais jamais oh grand jamais me laver les dents à Bali m’a rendu malade. 

C’est donc plus prévoyant de boire de l’eau en bouteille. Le petit problème c’est que 99% des bouteilles sont des bouteilles en plastique et tu vas très vite le remarquer, mais Bali à une sérieuse problématique à résoudre avec le surplus de plastique sur l’île. La majorité des touristes ne sont pas habitués à la chaleur tropicale, et vont donc consommer au minimum deux bouteilles d’eau par jour. Tu multiplies ça par le nombre de voyageurs qui arrivent par jour sur l’ile, je ne veux même pas savoir le nombre de déchets plastique qu’on laisse derrière nous en tant que voyageur… 

Mais heureusement pour cela il y a plusieurs solutions pour limiter ses déchets plastiques ! Je ne suis pas dans l’extrême à dire qu’il ne faut plus acheter de l’eau en bouteille (c’est sur qu’une bouteille bien fraiche du 7eleven après une randonnée c’est plutôt incroyable), mais si au moins tu peux limiter ta consommation et faire des actions pour, c’est déjà top. Quelques idées en vrac :

  • Achète-toi une gourde, il y a souvent dans les gros endroits des fontaines à eau qui distribuent de l’eau bien fraiche. 
  • Tu peux aussi acheter des pastilles pour purifier l’eau. Pratique, mais il faut être prévoyant, car tu ne peux pas tout le temps boire l’eau tout de suite. 
  • La meilleure solution, achète-toi une gourde qui peut filtrer l’eau. Personnellement j’utilise la gourde Lifestraw 2 depuis 3 ans, je n’ai jamais eu de soucis avec. J’ai bu l’eau de Bali, et je n’ai jamais été malade. J’ai pris le modèle isotherme pour avoir justement de l’eau fraiche la journée quand tu as un frigo à disposition de ta chambre. Bref, c’est fiable à 100% et je n’en suis absolument pas déçue ! En plus d’être un petit peu économique, c’est surtout ultra écologique et ça, la vie marine peut te remercier ! 
  • Tu peux aussi faire bouillir l’eau du robinet pendant au moins 3 min pour rendre l’eau potable. Mais ce n’est pas toujours facile d’avoir une bouilloire à disposition. 
  • Attention, des fois à Bali l’eau du robinet aura un petit gout d’eau salée, même la gourde filtrante ne pourra pas régler ce problème. Il est très difficile de ne plus utiliser de plastique dans ces régions du monde, mais comme tu peux le remarquer c’est très largement faisable de limiter ses déchets, et ça commence par de petites actions comme celles-ci. 
Ma gourde utilisée pour les voyages

Avoir internet et voyager à Bali

Il est assez simple d’avoir accès à internet. À vrai dire, tu peux y avoir accès à peu près de partout sur l’île. Pour cela, il y a deux façons : avoir internet via le wifi des lieux publics ou acheter une carte sim. 

Personnellement à Bali je n’ai jamais acheté de carte sim et j’ai toujours utilisé le wifi dans les bars, les restaurants et les logements ! Ça ne m’a jamais handicapé de ne pas avoir internet puisque la très grande majorité du temps les restaurants mettent à disposition le wifi, et ce gratuitement. Pour utiliser un GPS, j’utilise l’application Maps.me. C’est google maps version hors ligne. Tu télécharges la carte du pays qui t’intéresse et ensuite tu as la carte du pays où tu veux, quand tu veux.

Sinon tu peux aussi acheter une carte sim une fois sur place ou alors une Esim. Pour la carte sim, l’obtention est très simple, il te suffit de te rendre dans n’importe quel shop de rue, ils en vendent un peu de partout. Évite de l’acheter à l’aéroport, ils ont tendance à allumer sur les prix. Bref, dès que tu vois écrit « sim card » dans un magasin, tu demandes pour par rapport au temps que tu restes à Bali, ils sauront quoi faire. Attention en Indonésie tu dois activer ta sim card, demande donc à la personne auquel tu achètes ta carte de te le faire pour toi. De manière générale, pour 30 jours tu as 35 GB et les prix vacillent entre 150 000 Rp à 200 000 Rp. Soit entre 10 et 13€. 

Autre nouvelle solution, tu peux acheter une E sim si ton téléphone te le permet via une application apple ou Android. Personnellement pour Taiwan j’ai utilisé AirAlo. C’est un peu (beaucoup) plus cher, mais au moins tu n’as pas ce souci une fois que tu arrives dans le pays en question, tu as directement accès à internet. 

Je te conseille cependant de prendre une carte sim une fois sur place pour faire des économies. 

Les prises electriques à Bali

Les prises utilisées à Bali sont les mêmes que celles que nous utilisons en France. Tu n’auras donc aucun problème pour brancher toutes tes affaires une fois à ton hôtel. 

Petit tips, il y a très peu de prise dans les chambres, alors si tu as beaucoup d’appareil électronique (téléphone, appareil photo, caméra, etc) emmène avec toi une multiprise. 

Enfin, si tu es sur un long voyage, personnellement je pars toujours avec mon adapteur universel, autrement dit je peux me brancher sur tout type de prise dans le monde. Rapide, efficace. Tu peux en trouver très facilement à la Fnac ou directement sur internet au prix d’environ 20€. 

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La location de scooter à Bali

La location de scooter quand on organiser son voyage à Bali reste le moyen de transport le plus courant pour le voyageur en quête d’aventure et de liberté. On peut lire beaucoup de choses sur la location de scooter à Bali (et en Asie de manière générale), c’est un peu difficile de vraiment savoir comment ça se passe quand tu foules pour la première fois le sol balinais entre ce qui est demandé et la réalité. Petit checkup d’une location de scooter pour voyager à Bali de façon simple et efficace : 

Quels sont les papiers à avoir pour louer un scooter ?

C’est précisément ici qu’entre la théorie et la pratique, il y a un monde. Dans la théorie, il te faut le permis international, le permis moto et si tu as une assurance c’est le top. Dans la pratique, c’est clairement autre chose : tu n’as besoin de rien. 😅

La première fois que j’ai loué un scooter à Bali (première fois que je roulais aussi), c’était à Ubud et je n’ai absolument rien donné à part un papier d’identité en gage de sécurité au cas ou je ne rapporterais pas le scooter en temps et en heure. C’est très rapide et efficace. Tu trouveras facilement des loueurs de scooters dans la rue, cependant tu peux aussi demander un scooter directement auprès de ta guesthouse. Ils connaissent forcément quelqu’un qui peut louer des scooters et souvent, c’est un petit peu moins cher qu’auprès d’un loueur « officiel ». L’avantage est que le scooter viendra à toi directement, pas besoin de le ramener à l’agence. Le jour où tu t’en vas, tu le laisses à ta guesthouse. 

Seule au monde à proximité de Ubud

La conduite sur place

Concernant la conduite, on dit aussi beaucoup de choses dessus. Il y a du vrai, et de l’exagération. Personnellement je suis à l’aise sur un deux roues et je n’ai pas forcément peur. Premier conseil, si tu n’es pas à l’aise sur la route, pour toi conduire est plus une obligation qu’un plaisir, alors ne conduis pas à Bali. La conduite peut s’avérer impressionnante au premier abord, et si tu stresses tu peux être sûr que la chute va arriver. 

Par contre, si conduire pour toi est un plaisir et que tu ne stresses pas, tu vas te faire rapidement au Code de la route balinais ! À vrai dire il n’y a pas à pas vraiment de code de la route, mais ils ne roulent pas vite. Ça rend la chose impressionnante, mais pas dangereuse. Déjà tu roules à gauche, oui tu peux doubler par la droite, par la gauche, tu peux emprunter les trottoirs quand la route est bouchée par les voitures ou camions, mais ils n’ont pas une conduite vicieuse comme nous on peut avoir (les queues de poissons et compagnie on connait) 

Le plus important est de ne pas rouler à vive allure (de toute façon ce n’est pas possible), d’avoir toujours les yeux un peu partout et de s’adapter à leur conduite. Si tu n’es pas stressé, tu vas t’adapter en très peu de temps c’est certains ! Si tu veux tout savoir, je n’avais jamais conduit de scooter et même de deux roues de ma vie quand je suis arrivée à Bali, mon baptême a eu lieu en plein centre-ville de Ubud. Tu ne réfléchis pas, tu t’insères dans la foule et ensuite tu suis le mouvement. Si tu ne fais pas le malin et que tu restes prudent, il ne t’arrivera rien.

Attention, malgré ce que l’on voit sur les réseaux sociaux, le casque reste OBLIGATOIRE. Les policiers sont à l’affut sur ça et tu peux te faire arrêter assez facilement, surtout à Ubud. Oui, pas mal de locaux n’en portent pas, mais tu restes un étranger à Bali et que tu dois appliquer les règles indonésiennes. Toi en tant que bon touriste, tu es plus susceptible de te faire arrêter pour non-respect des règles que les locaux. Après bien évidemment personne ne peut t’obliger, mais c’est à tes risques et périls si tu as un accident ou un contrôle ! 

Le prix de la location d'un scooter

Tu l’as compris, louer un scooter à Bali est donc très simple, mais c’est aussi très peu cher, ce qui rend ce mode de transport très accessible. Les prix varient en fonction des endroits (louer à Kuta au sud de l’île sera plus cher que dans le petit village de pêcheurs à Amed) et le prix varie aussi en fonction du modèle de scooter que tu prends. Personnellement je prends toujours le modèle de base, mais tu peux aussi très bien louer des Tmax ou d’autres modèles de ce style. Si tu veux un modèle spécifique, il faudra mieux se rendre dans un magasin de location pour avoir plus de choix dans le bolide que tu souhaites conduire. 

Voici un approximatif des prix que tu peux avoir en fonction des différents lieux touristiques de l’île : 

  • Ubud : 80 000 Rp, environ 5€ la journée. 
  • Amed : 60 000 Rp, environ 3,5€ la journée. 
  • Munduk : 70 000 Rp, environ 4,5€ la journée 
  • Sud de l’île : 600 000 Rp pour 8 jours, soit environ 4,5€ la journée. 

À savoir que plus tu vas louer longtemps, plus le prix va être intéressant. Une amie avait loué son scooter pour 1 mois, ça lui avait couté un total d’environ 1,5€ par jour. Clairement si tu sais conduire un scooter et avoir un gros sac sur le dos ne te déséquilibre pas trop pour rejoindre les différents points d’intérêts de l’île, loue ton scooter pour la durée du séjour. Tu seras forcément gagnant. 

Perdue dans les hauteurs de Amed

Enfin, n’hésite pas à négocier au moment de la location. Ils ne vont pas hésiter à t’allumer en te voyant débarquer en bon petit occidental que tu es. En haute saison les prix seront forcément un peu plus haut (mes prix sont pendant la basse saison), mais en ayant une idée de prix, tu te feras toujours un peu moins avoir que si tu viens en totale roue libre sans savoir les prix des scooters à Bali. 

Pour l’essence, de manière générale un plein va te couter entre 2€ et 3€ environ.

les controles de police à Bali

Ça aussi c’est un vaste sujet… Les retours divergent en fonction des expériences de chacun et pour se faire, je vais te raconter ma propre expérience. De manière générale, je dirais tout de même que ça reste assez rare de se faire arrêter à Bali. En tout cas en basse saison. Quatre fois à Bali, j’ai traversé l’île en long en large et en travers, je me suis fait arrêter une seule fois. Bon une seule fois ou ils ne m’ont pas loupé certes, mais qu’une seule fois 🤣

Alors oui, je préfère te prévenir de suite : ils vont t’allumer en cas de contrôle. En tout cas c’est ce qui m’est arrivé à moi et les autres touristes qui se sont fait arrêter. En soi le contrôle était totalement légitime pour ma part, je n’avais pas mon casque. Nous étions deux sur le scooter, ma pote n’avait pas de scooter donc pas de casque, je lui ai filé le mien. Arrivée au coin d’un feu rouge, contrôle, arrêt obligatoire réalisé par un cowboy qui a directement vu sa proie. Sur le coup je sais que je suis terminée. Je n’ai pas de casque, je l’ai bien cherché haha 

Il prend à la volée mes clefs de scooter au cas ou je décide de fuir, me parle assez mal, mais je n’ai rien à dire, je tiens encore à mon porte-monnaie. Il me demande bien évidemment mon permis international (la suite logique), je ne l’ai pas sur moi, mais je peux aller le chercher. Il garde mon scooter pendant que je pars en direction de mon hôtel. Une fois de retour, il considère que je n’ai pas mon permis moto. En soit, c’est vrai aussi mdr 

À savoir aussi que je ne suis pas la seule touriste à être arrêtée, c’est une ribambelle de voyageurs qui se font bloquer à ce feu rouge. Les policiers se font plaisir, ils arrêtent les Occidentaux à la chaine tout en laissant les locaux passer sans casque. C’est le risque à prendre en Asie du Sud-Est, et on ne peut rien faire. 

Le moment arrive, il est temps de payer l’amende. La sentence tombe : 1 000 000 de Rp mon petit pote ! Soit 60€ 😂😂

Ça, c’est fait. Pas le choix de payer, il ne me rendra pas les clefs en attendant. En contrepartie, j’ai le droit à un petit papier expliquant que si je me fais arrêter d’ici les 3 prochaines semaines, je n’aurais pas à payer une autre amende. Nickel c’est un totem d’immunité 😅

Autrement dit si on prend cette amende au premier degré, tu payes, car tu n’as pas le permis moto et que tu n’as pas de casque (un danger pour toi et pour les autres du coup), MAIS avec ce papier tu peux reprendre la route et continuer à conduire ton scooter.

L'amende en question

Après cette aventure, j’ai une anecdote encore plus marrante. Quelques jours plus tard, je me fais de nouveau arrêter à un feu. Un autre policier, cowboy aussi en m’arrêtant de façon assez sèche. Contrairement à la dernière fois, j’ai mon casque donc il n’a aucune raison de m’arrêter comme il l’a fait. Je sors de suite mon papier en guise d’immunité, changement TOTAL du policier qui devient tout d’un très sympa en me disant « ohn ok. That’s fine ». Je suis repartie sans avoir montré mon permis international ou quoi que ce soit d’autre 😂

Ça montre bien l’arnaque des policiers à Bali. Pour en avoir parlé au gérant de ma guesthouse, il m’a dit que c’était malheureusement assez courant, qu’ils s’en mettaient plein les poches et que c’était bien malheureux. Il ne semblait pas en accord avec ça, mais que c’était bien trop ancré et qu’on ne pouvait rien y faire. 

Il y a bien évidemment pire, mais porte toujours un casque pour limiter ce genre de contrôle. Sache en tout cas qu’ils trouveront toujours quelque chose pour te faire payer une amende. Ils ne contrôlent pas par sécurité, mais pour arrondir leurs fins de mois.  À moins que tu sois irréprochable, sors le porte-monnaie ou tu peux aussi partir dans une guerre en disant que tu ne payeras pas, mais personnellement je ne m’y tenterais pas haha 

Organiser son voyage à Bali 

Les petits tips en bref

Laver ses vêtements à bali

Bien évidemment si tu es en voyage sur le long terme, voyager à Bali te permettra aussi de faire des lessives de façon très simple et rapide. Fini le lavage à la main et la corde qui pend dans tous les recoins de la chambre pour faire sécher tes chaussettes et sous-vêtements . À Bali (et comme partout en Asie du Sud est), il y a des laveries à disposition gérée directement par des locaux (tu es souvent chez eux d’ailleurs) qui, en 24h, te lavent, sèchent, repassent tes vêtements à un prix dérisoire. Et ça, c’est l’un des must en matière de « confort de vie » quand tu es en road trip en Asie.  

Le prix est fixé en fonction du kilo. Je ne peux pas te dire précisément, mais honnêtement je n’ai jamais payé plus de 4€. 

L'art de la négociation

À Bali et en Asie du Sud-Est de manière générale, la négociation est quelque chose d’omniprésent dans la société. Dans beaucoup d’endroits, les prix ne sont pas annoncés (hormis supermarché et restaurant touristique). Quand tu vois que les prix ne sont pas marqués, tu peux être sûr qu’il va falloir négocier si tu ne veux pas payer le prix fort. C’est une sorte de rituel chez eux, tu ne pourras pas l’éviter. Il y a souvent 2 teams : ceux qui aiment négocier et qui ont un certain talent à ça, et les autres, qui ne sont pas forcément les plus à l’aise pour négocier. Je fais partie de cette deuxième team haha, je ne sais absolument pas négocier c’est un délire. Ils m’annoncent un prix la majorité du temps je trouve ça déjà pas cher alors je suis contente. 😅

 

Je ne peux pas te donner mes plus beaux conseils sur le coup, mais j’ai souvent entendu dire qu’il fallait diviser par deux leur proposition. Ne pas hésiter à demander un prix dérisoire pour que ça coupe la poire en deux entre sa proposition et la tienne. Tu n’as pas à avoir honte de le faire, c’est un jeu pour eux. C’est exactement ce que m’a dit une petite dame au marché qui me vendait un fruit local 5€ pièce, elle attendait impatiemment que je négocie avec elle. Avec le temps j’arrive un peu plus à négocier, mais je suis clairement pas la reine dans ce domaine. Aussi, reste tout de même raisonnable dans la négociation, je trouve ça un peu abusé de voir des voyageurs négocier ou pester pour des choses qui coutent 0,50 cts…

Négocie quand vraiment ils sont dans l’excès, par exemple louer un scooter à 10€ la journée ce n’est juste pas possible. Dans les gros lieux touristiques ils ont tendance à vouloir vraiment t’arnaquer. 

Le mot de la fin

Tu as désormais en main toutes les petites infos à savoir pour organiser son voyage à Bali et connaitre des petits tips afin de t’organiser au mieux et de faire de petites économies. En plus d’être un article axé sur les petits tips à savoir, j’ai aussi abordé un côté un peu plus culturel pour mieux comprendre le tourisme à Bali et voir comment elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. 

Si tu as d’autres questionnements pour organiser son voyage à Bali, n’hésite pas à me le dire en commentaire. Je n’hésiterais pas à rajouter des sections dans cet article qui regroupent toutes les infos pratiques. 

Tu peux aussi me contacter via mes réseaux sociaux 

À la prochaine 

Cass 🤙🏽

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